Date de publication : 10 janvier 2024

Marchés financiers

  • La dette totale mondiale est passée de 174 500 Mds $ en 2008 à 307 300 Mds $ en 2023, soit une progression de 76% en 15 ans.
  • En 2008, les pays développés représentaient 85,9% du total contre 14,1% pour les émergents.
  • En 2023, les pays développés représentent 67% du total contre 33% désormais pour les émergents.
  • En 15 ans, la dette des pays développés a progressé de 37% contre 312% pour celle des pays émergents.

Conséquences pour les portefeuilles :

La dette mondiale inquiète, car le coût de l’emprunt s’est envolé du fait des très fortes hausses de taux par les Banques centrales, ceci afin de lutter contre l’hyperinflation en cours. En seulement 15 ans, la dette totale mondiale a progressé de 76%, notamment du fait de la COVID. Si les pays développés restent les plus endettés (67% du total), les pays émergents ont vu le poids de leur dette s’envoler en 15 ans, passant de 14,1% du total à désormais 33% ! Les pays développés inspirant généralement plus confiance aux investisseurs, il conviendra d’être particulièrement vigilant quant aux échéances de dettes de certains pays émergents et des conditions dans lesquelles leurs refinancements se font. Par ailleurs, les possibles dégradations de notes par les agences de notation pourraient affecter les coûts d’emprunts.

Macro-économie : 

  • Le salaire réel est la différence entre le salaire et l’inflation durant une même période : c’est donc une mesure du pouvoir d’achat du salarié.
  • Lorsque le salaire réel est positif, l’employé bénéficie d’une progression de son pouvoir d’achat, et réciproquement.
  • À partir d’avril 2021, le salaire réel américain est devenu négatif (jusqu’à -3,7%), et il est redevenu positif depuis mai 2023.
  • En moyenne, depuis 2015, le salaire réel américain a progressé de +0,74%.

Conséquences pour les portefeuilles :

La consommation des ménages américains est un enjeu économique majeur, puisque représentant autour de ⅔ du PIB du pays. La COVID a perturbé les données de salaires et d’inflation, et donc de pouvoir d’achat des employés. La COVID ayant engendré une très importante épargne forcée, la perte de pouvoir d’achat subie à partir d’avril 2021 du fait de l’hyperinflation en cours a pu être compensée, d’où la résilience de la consommation américaine. Le très fort tassement de l’inflation depuis juin 2022 a permis au pouvoir d’achat des employés de se redresser progressivement. La pénurie mondiale de main-d’œuvre qualifiée devrait se traduire par de bonnes statistiques d’emploi et par un pouvoir de négociation salarial favorable aux employés. Sauf choc économique inattendu, la consommation américaine devrait rester solide. 

Points macro et marchés – l’Éclaireur janvier 2024

Vincent Lequertier
Vincent Lequertier

Vincent Lequertier a 25 ans d’expérience en gestion d’actifs. Après une carrière à la banque d’Orsay, il est successivement directeur adjoint actions puis directeur actions. Spécialiste de la gestion allocataire, il devient en Août 2015, le responsable de la gestion allocataire chez WeSave.fr.

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