Date de publication : 4 juillet 2023

Marchés financiers

  • L’indice S&P500 est le principal indice boursier des multinationales américaines, sa capitalisation est de 36 712 Mds $.
  • Les 10 principales sociétés du S&P500 représentent à elles seules 36% de l’indice, alors que ce dernier est pourtant composé de 500 valeurs.
  • Le groupe des 10 leaders du S&P500 a très fortement progressé en ce début d’année, et il explique à lui seul l’essentiel de la progression annuelle de l’indice (cf. différence avec l’indice équipondéré).

Conséquences pour les portefeuilles :

La très forte concentration de l’indice S&P500 lui a été favorable en ce début d’année, ses principales valeurs ayant pour la plupart bénéficié de l’effervescence boursière autour du thème de l’intelligence artificielle (IA). Alors que la dynamique des leaders de la technologie américaine inquiétait certains investisseurs en 2022, ce relai de croissance pourrait justifier de leur accorder encore une prime vis-à-vis du reste de la cote. De plus, ces sociétés sont largement bénéficiaires, et disposent généralement de trésoreries pléthoriques : le risque de bulle financière est alors probablement moindre qu’en 2000. Le second aspect favorable est que si l’essentiel du S&P500 n’a pas ou peu progressé en 2023, c’est que les risques de récession sont déjà intégrés, et que ces sociétés ont un potentiel d’accélération à venir.

Macro-économie : 

  • Le marché de l’emploi américain a été très perturbé par la COVID, et reste très en dehors des tendances d’avant pandémie.
  • Alors même que le cycle économique américain se tasse, les offres d’emplois proposées par les entreprises sont près de 50% plus nombreuses qu’avant la COVID.
  • À l’inverse, les Américains en recherche active d’emploi sont à peine plus nombreux qu’avant la COVID, alors que l’économie ralentit et que le pouvoir d’achat est attaqué par l’inflation.

Conséquences pour les portefeuilles :

La COVID, mais probablement plus encore la démographie du pays, ont radicalement changé le rapport de force entre employeurs et employés : il y a désormais 1,8 emplois de disponibles pour 1 chômeur aux Etats-Unis. Les entreprises ont donc beaucoup de mal à recruter et elles hésitent alors à licencier leurs employés, même si le cycle ralentit actuellement. Ceci a deux impacts économiques principaux : les salaires sont plutôt bien orientés et, parce qu’ils sont confiants dans leur capacité à trouver un emploi, la consommation des ménages est très solide. Le cycle actuel est donc très atypique puisque malgré la décélération en cours de la croissance, cette dernière reste riche en emplois et en consommation ! La consommation devrait rester un stabilisateur de la croissance américaine à venir, incitant les entreprises à investir.

Points macro et marchés – l’Éclaireur juillet 2023

Vincent Lequertier
Vincent Lequertier

Vincent Lequertier a 25 ans d’expérience en gestion d’actifs. Après une carrière à la banque d’Orsay, il est successivement directeur adjoint actions puis directeur actions. Spécialiste de la gestion allocataire, il devient en Août 2015, le responsable de la gestion allocataire chez WeSave.fr.

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