Date de publication : 3 octobre 2023

Marchés financiers

  • Le calcul présenté ci-joint est le montant obtenu par un investisseur plaçant 10 000 $ pendant 20 ans sur le S&P500 américain et cherchant ou non à optimiser son investissement.
  • La contribution des meilleures journées de hausse est spectaculaire puisque rater les seules 10 meilleures séances affecte du simple au triple le rendement.
  • L’épargnant ratant les 60 meilleures séances n’aura même capté que 6% du rendement de celui se laissant porter tout le temps.

Conséquences pour les portefeuilles :

Les épargnants se posent souvent la question de savoir quand faut-il entrer sur les marchés, ou bien encore quand faut-il en sortir … autrement dit, comment optimiser son exposition aux marchés d’actions ? Cet exemple démontre qu’il est en réalité de très loin préférable de ne pas chercher à trouver le bon timing, car cela signifie généralement de rater aussi certains des plus beaux rebonds boursiers. Ainsi, sur les 20 années de cet exemple, 7 des 10 séances les plus violemment haussières ont eu lieu durant les phases de « bears markets » (i.e. au moins 20% de baisse de l’indice) : chercher à éviter les baisses, implique aussi de passer à côté des plus fortes hausses. Par ailleurs, plus l’on tente d’entrer et sortir des marchés, plus les frais de mouvements s’accumulent, pesant encore plus sur le rendement final !

Macro-économie : 

  • Les faillites américaines font l’objet d’une attention particulière, le pays étant la première économie au monde.
  • La moyenne des faillites avant la COVID (entre 2010 et 2019) était de 581 cas.
  • A la fin août, les faillites ont déjà été de 459 en 2023, soit potentiellement 688 faillites en fin d’année si le rythme de début d’année devait se prolonger.
  • Les secteurs les plus affectés en 2023 sont la consommation discrétionnaire, l’industrie, la santé et la finance.

Conséquences pour les portefeuilles :

La croissance américaine a surpris favorablement cette année, mais elle se tasse toutefois du fait des conséquences retardées des hausses de taux d’intérêts adoptées par la FED, d’où l’attention portée plus spécifiquement aux faillites. Le rythme actuel des faillites dépassant la moyenne d’avant COVID (688 vs 581), certains investisseurs craignent qu’un tassement brutal de la croissance intervienne bientôt. En réalité, les faillites ont été anormalement faibles en 2021 et 2022 du fait des divers soutiens publics et monétaires engagés, soit un cumul pour ces 2 années de 380 faillites de moins que la moyenne d’avant COVID. 2023 est donc plutôt une année de normalisation du nombre de faillites : le « déficit » de faillites de 2021 et 2022 nécessiterait près de 4 années comme 2023 pour être intégralement comblé.

Points macro et marchés – l’Éclaireur octobre 2023

Vincent Lequertier
Vincent Lequertier

Vincent Lequertier a 25 ans d’expérience en gestion d’actifs. Après une carrière à la banque d’Orsay, il est successivement directeur adjoint actions puis directeur actions. Spécialiste de la gestion allocataire, il devient en Août 2015, le responsable de la gestion allocataire chez WeSave.fr.

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