Date de publication : 9 mars 2020

Analyse succincte des mouvements du jour sur les marchés


L’actuel effondrement des marchés s’explique surtout par des phénomènes de dominos et d’effets de leviers financiers, plutôt que du fait d’une dégradation soudaine du contexte sanitaire et économique liée directement au coronavirus. 

L’effet dominos : Lorsqu’un actif financier fait perdre beaucoup d’argent à un investisseur, il est contraint de couvrir ses pertes en vendant d’autres actifs financiers qu’il détient, il y a alors contagion entre actifs financiers. Après des années de collaboration, l’OPEP et la Russie ne sont pas parvenues à s’entendre quant aux quotas de production de pétrole à instaurer, provoquant un effondrement de 10% des cours du pétrole vendredi 6 mars et jusqu’à 30% de repli additionnel lundi matin. Ces pertes colossales ont évidemment des répercussions sur les autres actifs financiers. De plus, des transferts de pouvoir d’achat massifs s’opèrent à cette occasion entre producteurs et consommateurs, entre zones géographiques, entre secteurs d’activités, ou entre agents économiques.

L’effet de levier : C’est la tentation que beaucoup d’investisseurs avaient consistant à profiter de taux d’intérêts très bas pour emprunter de l’argent afin de décupler les potentiels gains de leurs investissements. Pour effectuer ces opérations financières, il faut déposer des capitaux en caution, c’est le dépôt de garantie. Mais lorsque les investissements sont perdants, la mise à rembourser devient très élevée car on est sans cesse sollicité pour reconstituer le montant en garantie. Lorsque les pertes sont trop brutales et rapides, comme c’est le cas actuellement, des ventes forcées doivent être réalisées en bourse. C’est ce qui contribue à la violence des mouvement que nous observons actuellement.

Les contextes de replis, des points d’entrée utiles


Comme nous l’expliquions déjà la semaine dernière, même si la portée du coronavirus reste très difficile à définir aujourd’hui, il entraînera un choc conjoncturel plutôt que structurel sur nos économies. 

C’est pourquoi nous continuons à vous recommander de ne pas prendre des mesures radicales dans les portefeuilles. L’approche projet que nous vous proposons chez WeSave, attribuant un niveau de risque donné à chacun de vos portefeuilles en fonction du projet qui lui est associé, s’appuie sur une vision long terme, voire très long terme, qu’il ne faut pas remettre en cause sous la pression de la volatilité des marchés.

D’autant plus, nous avions adopté depuis de nombreux mois une allocation d’actifs très prudente, atténuant ainsi l’ampleur des baisses sur les contrats par rapport aux fluctuations des marchés. Nous considérons même que l’ampleur de la baisse actuelle sur certains des actifs boursiers peut être exagérée, à la hausse (obligations souveraines) comme à la baisse (actions).

Il est par ailleurs important de noter que les forts replis en cours, loin de devoir – pour les raisons précédemment expliquées – pousser au rachat, peuvent vous offrir des points d’entrée ou de reversement très utiles. Afin d’en savoir plus sur ce dernier point, nous vous invitons à contacter l’équipe de gestion ou votre conseiller financier.

L’équipe de gestion et les conseillers WeSave restent à votre disposition pour répondre à vos sollicitations, par téléphone au 01 80 49 70 00 du lundi au vendredi de 9h à 19h ou par email à l’adresse [email protected].

Lundi 9 mars 2020 : actualité boursière et recommandations

Vincent Lequertier
Vincent Lequertier

Vincent Lequertier a 25 ans d’expérience en gestion d’actifs. Après une carrière à la banque d’Orsay, il est successivement directeur adjoint actions puis directeur actions. Spécialiste de la gestion allocataire, il devient en Août 2015, le responsable de la gestion allocataire chez WeSave.fr.

Category: Économie et marchés
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