Date de publication : 1 septembre 2016

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Macroéconomie

  • Le taux d’utilisation des capacités mesure la différence entre la production effective et la production potentielle d’une économie, c’est donc un indicateur des tensions pesant sur l’outil de production d’un pays.
  • L’utilisation des capacités augmente généralement avec la croissance de la demande pour un produit, c’est donc un signal souvent pertinent de dynamique des débouchés des entreprises.
  • La remontée du taux d’utilisation des capacités pourrait présager d’une reprise graduelle de l’investissement puisque durant les dernières années, seuls des investissements de remplacement ou de productivité ont été réalisés, et non pas ceux de capacité.
  • Au-delà d’un seuil, le taux d’utilisation des capacités est même un indicateur avancé de l’inflation future puisque l’inflation accompagne généralement la dynamique conjoncturelle.
Conséquence pour les portefeuilles
La croissance économique aux Etats-Unis pourrait être plus forte si l’investissement reprenait enfin, puisque c’est l’un des rares contributeurs décevants au PIB durant les dernières années. La hausse du taux d’utilisation des capacités pourrait signaler une reprise à venir de l’investissement et conforter le très faible niveau de chômage du pays. La croissance américaine semble donc être modérée mais pérenne.

Taux d’utilisation des capacités aux USA (en %)
Sources : Bloomberg, WeSave

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Marchés financiers

  • Dans un contexte de croissance économique mondiale modérée et où, du fait de la crise, les agents économiques ont réalisé de gros efforts afin de réduire leur consommation énergétique, la progression de la demande pétrolière est dès lors modeste.
  • Du côté de l’offre, des investissements passés excessifs induisent fréquemment l’existence de stocks qui ne font qu’aggraver des productions déjà excédentaires.
  • Certains chocs ponctuels (géopolitique au Nigeria, incendies de fort McMurray au Canada) ont limité la production pétrolière début 2016 et donc soutenu les prix pétroliers.
  • Le rebond des cours du pétrole depuis le début d’année incite les producteurs de schistes bitumineux américains à réactiver avec 4-5 mois de décalage des champs pétroliers qui avaient été mis en sommeil provisoirement car n’étant plus rentables.
  • Le surcroit de production américain risque de neutraliser les efforts de l’OPEP qui cherche à limiter la production mondiale afin de préserver la tendance haussière du pétrole en cours.
Conséquence pour les portefeuilles
Si le rebond des prix pétroliers a été très fort début 2016, les reprises d’activité sur certains champs pétroliers américains laissent présager d’un surcroit de production nuisible aux prix pétroliers. Tant que la demande énergétique internationale ne sera pas plus puissante, les excès d’offre brideront les cours du pétrole. Une bande de fluctuation entre 40$ et 50$ semble se mettre en place pour la fin 2016, prix d’équilibre qui semblent satisfaisants pour les producteurs comme pour les consommateurs.

Brent et nombre de puits pétroliers actifs aux USA
Sources : Bloomberg, WeSave

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Macro-économie et Marchés financiers, août 2016

Vincent Lequertier
Vincent Lequertier

Vincent Lequertier a 25 ans d’expérience en gestion d’actifs. Après une carrière à la banque d’Orsay, il est successivement directeur adjoint actions puis directeur actions. Spécialiste de la gestion allocataire, il devient en Août 2015, le responsable de la gestion allocataire chez WeSave.fr.

Category: Économie et marchés