Date de publication : 1 juin 2017

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Macroéconomie

  • L’indicateur du climat des affaires est une mesure approximative avancée de la conjoncture économique, telle que perçue par les dirigeants d’entreprises.
  • Cet indice synthétique renvoie des informations quant au niveau des stocks de marchandises, à l’évolution à venir des chiffres d’affaires, aux niveaux de production, aux carnets de commandes, …
  • En zone Euro, l’indice du climat des affaires a presque retrouvé ses niveaux d’avant la crise des «subprimes», traduisant un fort regain de confiance des dirigeants d’entreprises dans les perspectives économiques, et cela malgré les nombreuses incertitudes politiques persistantes.
Conséquence pour les portefeuilles
Alors que les entreprises européennes viennent de publier des chiffres d’affaires et des résultats trimestriels exceptionnellement favorables, l’indicateur du climat des affaires laisse espérer une nouvelle dynamique micro-économique et macro-économique positive en zone Euro. Ceci devrait conforter l’attrait des actions de la zone aux yeux des investisseurs internationaux, alors que les flux de capitaux récents signalent déjà un appétit croissant de leur part.

Indice du climat des affaires de la Zone Euro
Sources : Bloomberg, WeSave


Marchés financiers

  • Le différentiel de rendement entre les obligations souveraines italiennes et les obligations souveraines allemandes s’écarte actuellement pour avoisiner les 200 points de base.
  • Les fondamentaux économiques respectifs des deux pays justifient en partie de la dynamique de ce différentiel de taux: le gouvernement allemand réduit ses déficits budgétaires et sa dette alors que l’Italie creuse les siens.
  • Par ailleurs, l’Italie envisageant d’organiser des élections anticipées cet automne, les investisseurs s’inquiètent de la pérennité de la politique économique italienne, M.Renzi ayant été contraint de démissionner après avoir perdu son référendum en décembre 2016.
Conséquence pour les portefeuilles
La montée du risque politique italien pourrait pénaliser en relatif la dette souveraine italienne et, par contagion, celle des établissements bancaires et des entreprises du pays. En effet, l’Etat italien et la plupart des agents économiques du pays étant fortement endettés, les investisseurs internationaux pourraient, par principe de précaution, alléger leurs expositions aux actifs du pays. Les investisseurs se reporteraient alors vers la dette la plus sûre de la zone, c’est-à-dire les obligations de l’Etat allemand, accentuant encore plus le différentiel entre ces deux obligations souveraines.

Différence de rendement entre les obligations à 10 ans italiennes et allemandes (en points de base)
Sources : Bloomberg, WeSave

Macro-économie et Marchés financiers, mai 2017

Vincent Lequertier
Vincent Lequertier

Vincent Lequertier a 25 ans d’expérience en gestion d’actifs. Après une carrière à la banque d’Orsay, il est successivement directeur adjoint actions puis directeur actions. Spécialiste de la gestion allocataire, il devient en Août 2015, le responsable de la gestion allocataire chez WeSave.fr.

Category: ÉclaireurÉclaireur Juin 2017Économie et marchés