Date de publication : 1 février 2017

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Différence de performance entre les actions européennes «Growth» et «Value» (Base 100 = 30/12/11).

Sources : Bloomberg, WeSave

Les indicateurs macro-économiques internationaux restent très bien orientés en ce début d’année 2017. Par ailleurs, les publications trimestrielles des entreprises surprennent positivement, tant pour ce qui est des bénéfices que pour les chiffres d’affaires. De plus, les discours des dirigeants quant aux perspectives sont généralement confiants, malgré un contexte politique international confus. Enfin, plusieurs OPA significatives viennent réveiller le caractère spéculatif d’une partie de la cote, notamment en Europe. Nous maintenons notre surpondération sur les actions en ce début d’année 2017.


Obligations souveraines

Répartition par échéance de la dette d’Etat française (M.€).

Sources : Bloomberg, WeSave

Les tensions inflationnistes qui sont apparues en 2016 semblent se confirmer en ce début d’année. Ainsi, au-delà de l’effet de la remontée des prix des matières premières, les salaires progressent aussi désormais dans plusieurs pays. Par ailleurs, l’hypothèse d’un soutien budgétaire et fiscal fort dans certains pays (Etats-Unis en particulier) devrait impliquer d’émettre bien plus d’obligations pour compenser les dérapages budgétaires que cela induit. C’est pourquoi, le soutien des banques centrales semble moins indispensable. Nous persistons dans notre souspondération sur les obligations d’Etat.


Obligations d’entreprises

Différence de rendement entre les obligations d’entreprises US (High Yield – Investment Grade).

Sources : Bloomberg, WeSave

L’élection de D.Trump a provoqué une rupture dans les attentes des investisseurs : la fiscalité sur les entreprises pourrait être très fortement abaissée aux Etats-Unis. Si tel est le cas, il est probable que cette décision enclenche un mouvement international d’allègement de la fiscalité sur les entreprises. La solvabilité des sociétés devrait donc s’améliorer significativement, alors même que le cycle économique donne des signes d’accélération. C’est pourquoi, plutôt que les obligations souveraines, les obligations d’entreprises devraient être privilégiées par les investisseurs en quête de rendement.


Devises

Performance de l’Euro depuis l’élection de D.Trump (Base 100 = 08/11/16).

Sources : Bloomberg, WeSave

Les soutiens budgétaires et fiscaux aux Etats-Unis et une reprise de l’inflation devraient accroitre l’ampleur et accélérer le calendrier du durcissement monétaire envisagé par la FED. Ceci devrait soutenir le Dollar face aux autres devises. La BCE ayant déjà confirmé la poursuite de son « quantitative easing », elle ne devrait infléchir son discours accommodant qu’à l’approche de l’été. La livre Sterling devrait osciller en fonction de l’avancée des négociations du Brexit et du probable essoufflement économique du pays. La forte volatilité persistante des devises émergentes (cf. Peso mexicain, Livre turque,…) incite à privilégier plutôt les grandes divises.


Matières premières

Performance des métaux depuis l’élection de D.Trump (Base 100 = 08/11/16).

Sources : Bloomberg, WeSave

Après une forte accélération des prix pétroliers suite à l’accord entre pays OPEP et non OPEP fin 2016, les investisseurs semblent désormais attendre que ces engagements soient confortés par des faits tangibles, d’où l’actuelle stabilisation de ces prix. En revanche, les métaux industriels bénéficient des espoirs d’une accélération économique et des soutiens spécifiques envisagés au secteur des infrastructures par l’administration Trump. L’attrait pour les métaux précieux reste fonction du comportement du Dollar et des taux d’intérêts réels. Après une année 2016 difficile, les prix des denrées agricoles retrouvent une dynamique favorable.


Émergents

Performance des obligations des pays émergents (Base 100 = 31/12/15).

Sources : Bloomberg, WeSave

L’appétit des investisseurs pour les actifs financiers émergents semble reprendre en début d’année 2017, alors que l’élection de D.Trump avait provoqué une brusque vague vendeuse. Pourtant, suite à sa prise de fonctions, ce dernier a confirmé sa volonté de remettre à plat les modalités des échanges commerciaux entre les Etats-Unis et le reste du monde. Parce que cet éventuel isolationnisme américain pourrait être contagieux et pourrait asphyxier les échanges internationaux, ce manque de visibilité incite à la prudence. Nous persistons dans notre sous-pondération sur les marchés émergents mais relevons notre exposition pour des raisons de valorisation.

Vues des actifs, janvier 2017

Vincent Lequertier
Vincent Lequertier

Vincent Lequertier a 25 ans d’expérience en gestion d’actifs. Après une carrière à la banque d’Orsay, il est successivement directeur adjoint actions puis directeur actions. Spécialiste de la gestion allocataire, il devient en Août 2015, le responsable de la gestion allocataire chez WeSave.fr.

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