Date de publication : 24 novembre 2017

La bataille gestion passive – gestion active fait rage depuis de nombreuses années dans le monde de l’investissement. Depuis peu, la gestion passive peut se vanter d’avoir gagné un soutien de poids en la personne du président-directeur-général de Berkshire Hathaway, le milliardaire Warren Buffett.

Gestion passive et gestion active, quelle(s) différence(s) ?

Il y a une dizaine d’années, Warren Buffett avait parié 500 000 de dollars que la performance du fonds indiciel S&P 500 dépasserait celles des fonds spéculatifs*. Il affirmait que sur une période de dix ans, une gestion active, réalisée par des professionnels, dégagerait une performance inférieure à celle réalisée par des amateurs qui auraient investi passivement dans des ETF.
Seule une personne accepta de parier : Ted Seides, ancien co-directeur de la société de gestion de patrimoine et de conseil Protégé Partners. La bataille opposant le fonds indiciel Vanguard cher à Buffett et les fonds soigneusement sélectionnés par les gérants actifs de Protégé pouvait alors commencer.

En mai 2017, la performance moyenne des fonds sélectionnés par Seides était de 2,2 % par an depuis 2008, alors que celle du S&P 500 était de plus de 7 % par an. L’avance de Buffett était donc si incontestable que Ted Seides a préféré capituler sept mois avant la date de fin du pari, initialement fixée au 31 décembre 2017.

Une victoire qui ne fait que confirmer les récentes études

Cette prise de position pro-gestion passive, de la part d’un milliardaire réputé pour sa faculté à sélectionner des fonds, en a surpris plus d’un.
Si vous êtes un lecteur assidu de notre blog, l’issue de ce pari n’a toutefois pas dû vous étonner. Les récentes études ont en effet montré que sur le long terme, les gérants de fonds actifs réalisaient une performance inférieure à leur indice de référence – mettons, pour rester cohérents, le S&P 500 – dans plus de 80 % des cas, en dépit des frais élevés qu’ils prélèvent à leurs clients. L’ETF S&P 500, qui réplique la performance de l’indice, génère donc sur la même période un rendement plus important, alors même qu’il coûte beaucoup moins cher que les services d’un gérant actif.**
Les nouvelles plateformes de gestion de patrimoine, comme WeSave en France, ont bien compris que les ETF permettaient d’allier performance et faibles coûts pour maximiser les rendements : elles proposent à leurs clients des contrats très peu chargés en frais, investis en ETF. Une bonne alternative pour tous ceux qui commençaient, après ce pari, à se poser des questions sur leurs propres gérants de patrimoine !

*http://www.berkshirehathaway.com/letters/2016ltr.pdf
**https://us.spindices.com/documents/research/research-spiva-institutional-scorecard-how-much-do-fees-affect-the-active-versus-passive-debate.pdf

Warren Buffett, ardent défenseur de la gestion passive ?

Anna-Cécilia Pouliquen
Anna-Cécilia Pouliquen

Responsable communication et content marketing chez WeSave

Category: Économie et marchésVie pratique