Date de publication : 20 octobre 2017


Article mis à jour le 02/03/2018

1. Attendre trop longtemps avant de souscrire

C’est 8 ans après sa date d’ouverture que votre contrat d’assurance-vie devient vraiment intéressant au niveau fiscal. Lors d’un rachat, les plus-values sont normalement taxées au titre de l’impôt sur le revenu, mais après 8 ans, vous bénéficiez d’un abattement de 4600 euros par an (9200 euros pour un couple).

Le point de vue de l’expert

Rémi Morzynski (RM), conseiller patrimonial chez WeSave, première plateforme de gestion privée en France : « Il vaut mieux ouvrir le contrat dès qu’on a un projet et/ou une capacité d’épargne, quitte à verser moins au début. En effet, comme c’est la date d’ouverture du contrat qui entre en compte et non celle des versements, autant se lancer le plus tôt possible et prendre date fiscalement. »

2. Ne pas regarder le détail des frais

Les contrats d’assurance-vie présentent plusieurs niveaux de frais : frais d’entrée, de versement, de gestion, d’arbitrage, etc. Cumulés, ils peuvent se traduire par une somme non négligeable à soustraire de votre rendement. Si l’on imagine mal un contrat sans frais de gestion, certains autres frais, comme ceux prélevés à l’entrée, sont à examiner avec attention.

Le point de vue de l’expert

RM : « Si le contrat que vous voulez souscrire comporte des frais d’entrée, sachez qu’ils sont presque toujours négociables ! Si le distributeur refuse de négocier, pensez aux plateformes en ligne comme WeSave qui proposent presque toujours des contrats sans frais d’entrée. »
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3. Ne pas diversifier son placement

Les contrats d’assurance-vie multisupports vous offrent la possibilité d’investir votre capital à la fois dans un fonds en euros et dans des unités de compte. Garanti en capital, le fonds en euros est le plus rentable des placements sans risque. Pour autant, son rendement ne cesse de s’étioler (2,50 % en 2014, 2,30 % en 2015, 1,80 en 2016). Il est donc judicieux d’investir également dans des unités de compte (actions, obligations, matières premières, immobilier, etc.), afin de maximiser la rentabilité de son contrat.

Le point de vue de l’expert

RM : « Si vous voulez investir en unités de compte, ne négligez pas la gestion passive. Elle utilise en effet des ETF, fonds indexés sur la performance du marché et très peu chargés en frais (0,2 à 0,3 %). Comparée à la gestion active, qui prélève 2 % de frais pour battre le marché mais n’y parvient que rarement sur le long terme*, elle apparaît comme une solution fiable, à coût réduit. »

4. Mal rédiger sa clause bénéficiaire

L’un des atouts majeurs de l’assurance-vie est que les capitaux sont transmissibles à vos héritiers dans un cadre fiscal privilégié. Il faut cependant veiller à bien les désigner dans votre clause bénéficiaire, faute de quoi la fiscalité de l’assurance-vie pourrait ne pas être applicable.

Le point de vue de l’expert :

RM : « Afin d’éviter que le contrat ne tombe dans votre succession en cas de disparition de votre bénéficiaire, nommez-en plusieurs au moyen de l’expression à défaut. Par exemple : ‘À mon décès, le capital sera versé à ma sœur, à défaut mes neveux, nés ou à naître, vivants ou représentés, par parts égales entre eux, à défaut mes héritiers’. »

5. Racheter son contrat quand les marchés baissent

Les marchés baissent, vous voyez la rentabilité des actions de votre portefeuille d’unités de compte chuter. Vous songez alors à racheter votre contrat ? Pas si vite ! Warren Buffett, célèbre pour avoir fait fortune grâce à la bourse, vous dirait : « Une fois à peu près par décennie, le ciel de l’économie se charge de lourds nuages sombres. Peu après, il pleut de l’or. »

Le point de vue de l’expert : 

RM : « L’assurance-vie est un support d’investissement long-terme. De la même façon, son rendement global s’apprécie sur le long terme. Ne prenez pas le risque de passer à côté des belles embellies qui suivent les chutes de la bourse ! Selon votre connaissance des marchés boursiers et le temps que vous pouvez consacrer à gérer votre portefeuille, il peut être intéressant pour vous d’opter pour la gestion sous-mandat. »

6. Racheter d’un coup son assurance-vie

L’abattement de 4600 euros (9200 pour un couple) dont vous bénéficiez après 8 ans ne s’applique qu’une fois par an. Si vous souhaitez racheter 10 000 euros de plus-values, 5400 seront imposés.

Le point de vue de l’expert :

RM : « Si vous souhaitez racheter votre contrat, il est stratégique de le faire sur plusieurs années. Notamment via le mécanisme de l’écrêtage des plus-values. Ainsi, vous pourrez ainsi profiter plusieurs fois de l’abattement. Sachez toutefois que les taux d’imposition décroissent fortement après 8 ans. »

Pour aller plus loin : Top 9 des raisons de détenir une assurance-vie

*Source : Financial Times, 20 janvier 2017 (https://www.ft.com/content/6b2d5490-d9bb-11e6-944b-e7eb37a6aa8e)

Assurance-vie : 6 erreurs à ne pas commettre

Anna-Cécilia Pouliquen
Anna-Cécilia Pouliquen

Responsable communication et content marketing chez WeSave

Category: Vie pratique