Marchés financiers :
Croissance d’une année sur l’autre des bénéfices par action des actions américaines
Sources : Refinitiv, WeSave

- Les « 7 Magnifiques » désignent les géants de la technologie américaine : Alphabet (ex-Google), Amazon, Apple, Meta (ex-Facebook), Microsoft, Nvidia et Tesla.
- La progression des résultats des « 7 Magnifiques », trimestre après trimestre, témoigne d’une dynamique nettement supérieure à celle des 493 autres sociétés composant l’indice S&P500.
- En moyenne, entre 2024 et 2026, leurs bénéfices devraient croître de 27%, contre seulement 8% pour le reste de l’indice.
Conséquences pour les portefeuilles :
Les investisseurs sont logiquement très attentifs à la progression des bénéfices des sociétés américaines, en particulier des « 7 Magnifiques », dans la mesure où ces 7 sociétés représentent à elles seules 38% de l’indice. Ces dernières années, elles ont indiscutablement été les principales contributrices à la hausse des bénéfices du S&P500. Même si la dynamique de bénéfices de ces 7 sociétés devrait encore surperformer en 2026, il est intéressant de noter que le reste de la cote américaine devrait voir ses résultats accélérer, réduisant fortement l’écart entre ces deux groupes de sociétés. Si ces prévisions se confirmaient, il serait alors logique de s’exposer plus largement à l’ensemble du S&P500. Pour éviter les biais de pondération de l’indice, il peut être alors opportun de s’intéresser aux ETF du S&P500 équipondéré.
Macro-économie :
Part des pays du G7 dans le PIB mondial (en %)
Sources : Refinitiv, WeSave

- Le G7 est un groupe de coopération économique réunissant depuis 1975 l’Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l’Italie, le Japon et le Royaume-Uni.
- La part du G7 dans la richesse mondiale est passée de 61 % en 1980 à 44 % aujourd’hui, soit 17 % du PIB mondial redistribués au reste du monde sur cette période.
- Au sein de ce groupe, les États-Unis ont vu leur pourcentage progresser de 41% en 1980 pour s’établir aujourd’hui à 59% de l’ensemble.
Conséquences pour les portefeuilles :
Le fort recul des pays du G7 dans le PIB mondial peut être interprété de deux façons. La première : un déclin économique structurel de ce groupe, même si leur PIB a beaucoup progressé. La seconde : un rattrapage spectaculaire de nombreux pays « émergents », à commencer par la Chine et l’Inde. Le déclin des pays du G7 présente une exception importante avec les États-Unis : en dépit d’un recul massif de son industrie, le pays a su repositionner son économie sur les services à haute valeur ajoutée. Le principal perdant aura été le Japon, mais son cas est spécifique car le recul du Yen est colossal durant cette période, alors que la mesure du PIB mondial s’effectue en Dollar. S’inspirer directement du PIB respectif des pays pour une allocation d’actifs ne s’avère pas pertinente sur la durée en bourse.