Marchés financiers :

- La répartition du patrimoine financier des ménages montre les choix d’épargne et d’investissement propres à chaque pays.
- Elle reflète l’allocation entre actions, obligations, liquidités et produits d’assurance, influencée par la culture financière et les systèmes de protection sociale.
- Dans le panel de pays étudiés, les liquidités représentent en moyenne 28% du total, les autres investissements traduisant l’exposition aux actifs réputés plus “risqués”.
Conséquences pour les portefeuilles :
Les structures patrimoniales reflètent des cultures financières très différentes selon les pays. Aux États-Unis, 57% du patrimoine est investi en actions, obligations et fonds, reflétant leur traditionnelle confiance dans les marchés. L’Allemagne reste prudente avec 41% de liquidités, héritage d’une forte aversion au risque. Les Pays-Bas se distinguent avec 61% du patrimoine en produits d’assurance et de retraite, conséquence d’un système de pensions par capitalisation. La France affiche un équilibre : 37% en investissements, 32% en assurance-vie et retraite, 31% en liquidités, soulignant le rôle central de l’assurance-vie, à la fois accessible et fiscalement avantageuse. Ces différences conditionnent le financement des économies, la transmission du patrimoine et la résilience des ménages face aux crises.
Macro-économie :

- La consommation des ménages constitue une composante majeure du PIB et est un indicateur clé de la santé économique des pays.
- Elle reflète le pouvoir d’achat des populations, leurs choix de dépenses, ainsi que leurs comportements d’épargne.
- Les États-Unis se distinguent par un taux particulièrement élevé de 67,9%, très supérieur à la moyenne internationale.
- À l’opposé, la Chine présente un niveau remarquablement bas à 39,6%, très inférieur à la référence mondiale.
Conséquences pour les portefeuilles :
La part de la consommation des ménages dans le PIB révèle des différences structurelles entre grandes zones économiques, reflétant des modèles de développement distincts. Les États-Unis dominent avec 67,9% du PIB consacré à la consommation, illustrant un modèle fondé sur la consommation de masse et l’accès au crédit. La moyenne mondiale est de 56,4%. Le Japon se situe à 55,5%, conséquence de sa culture de l’épargne et du vieillissement. L’Union européenne affiche 51,6%, reflétant un modèle social-démocrate où les dépenses publiques réduisent la part privée. La Chine ferme la marche avec 39,6%, révélant un modèle basé sur l’investissement et les exportations, où l’absence de protection sociale favorise l’épargne préventive. Ces divergences influencent la vulnérabilité et la capacité de rebond des économies.