Date de publication : 1 décembre 2025

Marchés financiers

  • La répartition du patrimoine financier des ménages montre les choix d’épargne et d’investissement propres à chaque pays.
  • Elle reflète l’allocation entre actions, obligations, liquidités et produits d’assurance, influencée par la culture financière et les systèmes de protection sociale.
  • Dans le panel de pays étudiés, les liquidités représentent en moyenne 28% du total, les autres investissements traduisant l’exposition aux actifs réputés plus “risqués”.

Conséquences pour les portefeuilles :

Les structures patrimoniales reflètent des cultures financières très différentes selon les pays. Aux États-Unis, 57% du patrimoine est investi en actions, obligations et fonds, reflétant leur traditionnelle confiance dans les marchés. L’Allemagne reste prudente avec 41% de liquidités, héritage d’une forte aversion au risque. Les Pays-Bas se distinguent avec 61% du patrimoine en produits d’assurance et de retraite, conséquence d’un système de pensions par capitalisation. La France affiche un équilibre : 37% en investissements, 32% en assurance-vie et retraite, 31% en liquidités, soulignant le rôle central de l’assurance-vie, à la fois accessible et fiscalement avantageuse. Ces différences conditionnent le financement des économies, la transmission du patrimoine et la résilience des ménages face aux crises.

Macro-économie : 

  • La consommation des ménages constitue une composante majeure du PIB et est un indicateur clé de la santé économique des pays.
  • Elle reflète le pouvoir d’achat des populations, leurs choix de dépenses, ainsi que leurs comportements d’épargne.
  • Les États-Unis se distinguent par un taux particulièrement élevé de 67,9%, très supérieur à la moyenne internationale.
  • À l’opposé, la Chine présente un niveau remarquablement bas à 39,6%, très inférieur à la référence mondiale.

Conséquences pour les portefeuilles :

La part de la consommation des ménages dans le PIB révèle des différences structurelles entre grandes zones économiques, reflétant des modèles de développement distincts. Les États-Unis dominent avec 67,9% du PIB consacré à la consommation, illustrant un modèle fondé sur la consommation de masse et l’accès au crédit. La moyenne mondiale est de 56,4%. Le Japon se situe à 55,5%, conséquence de sa culture de l’épargne et du vieillissement. L’Union européenne affiche 51,6%, reflétant un modèle social-démocrate où les dépenses publiques réduisent la part privée. La Chine ferme la marche avec 39,6%, révélant un modèle basé sur l’investissement et les exportations, où l’absence de protection sociale favorise l’épargne préventive. Ces divergences influencent la vulnérabilité et la capacité de rebond des économies.

Points macro et marchés – l’Éclaireur décembre 2025

Vincent Lequertier
Vincent Lequertier

Vincent Lequertier a 25 ans d’expérience en gestion d’actifs. Après une carrière à la banque d’Orsay, il est successivement directeur adjoint actions puis directeur actions. Spécialiste de la gestion allocataire, il devient en Août 2015, le responsable de la gestion allocataire chez WeSave.fr.

Category: ÉclaireurÉclaireur Décembre 2025Points macro marchés