Marchés financiers :

- Les “7 Magnifiques” est le surnom donné aux principales sociétés de la technologie américaine : Alphabet (ex Google), Amazon, Apple, Meta (ex Facebook), Microsoft, Nvidia et Tesla.
- Les “7 Magnifiques” ont une pondération cumulée de 32,6% au sein du S&P500 et de 40% au sein du Nasdaq100.
- Après +33% au 1er trimestre 2025, les bénéfices par actions des “7 Magnifiques”, observés d’une année à l’autre, restent très élevés au 2nd trimestre 2025 : autour de +26% !
Conséquences pour les portefeuilles :
Les indices d’actions américains sont très dépendants des résultats dégagés par les “7 Magnifiques”, du fait de leur très forte pondération indicielle. Tirée par la thématique de l’intelligence artificielle, la progression des bénéfices des “7 Magnifiques” est de nouveau très forte : +35% en moyenne par trimestre depuis le 1er trimestre 2023 ! Les investisseurs sont généralement beaucoup trop prudents à l’égard des résultats de ces 7 sociétés, puisqu’ayant attendu +22% de progression des résultats depuis le 1er trimestre 2023 … soit une sous-estimation de 58% de ces résultats ! La très forte progression récurrente des indices américains s’explique donc largement par la sous-estimation chronique du potentiel de résultats des “7 Magnifiques”, d’où la nervosité des marchés lorsqu’elles publient leurs résultats.
Macro-économie :

- Les réserves mondiales de devises, ou réserves de change, désignent les actifs en devises étrangères détenus par les Banques centrales des différents pays.
- 97,1% des réserves de devises reposent sur 7 monnaies : le Dollar américain, l’Euro, le Yen japonais, la Livre britannique, le Yuan chinois, le Dollar canadien et le Dollar australien.
- 87,5% des réserves mondiales reposent sur les 3 premières devises : le Dollar américain, l’Euro, et le Yen japonais.
Conséquences pour les portefeuilles :
Les Banques centrales se servent des réserves de change, notamment pour stabiliser la monnaie nationale, en achetant ou en vendant des devises pour réguler le taux de change. Ces réserves de devises sont également un filet de sécurité en cas de chocs économiques ou financiers, et elles rassurent les investisseurs quant à la solvabilité du pays. Bien que le Dollar soit encore particulièrement dominant au sein des réserves de change, avec actuellement 61,4% du total, sa part diminue depuis la fin 2018 où il représentait 66% du total. Beaucoup de pays émergents cherchent en effet désormais à réduire leur dépendance au Dollar en diversifiant plus fortement leurs réserves de change détenues … ce phénomène s’est accéléré depuis que les États-Unis ont gelé l’accès au Dollar à la Russie, par représailles au conflit en Ukraine.